Délit d'entrave numérique - IVG

07/03/2017

 

En séance publique en février, comme en décembre 2016, j’ai soutenu la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse. 

 

C'est une position mûrement réfléchie et prise en mon âme et conscience. Considérant que le recours à l'IVG est encadré par la Loi et que chaque femme doit être libre de décider en conscience, je considère que le fait de les désinformer sciemment sur l’avortement est une manière de les empêcher de choisir librement d’y avoir recours ou non. 

 

Ainsi, dès 2013, le Haut Conseil à l'Egalité alertait, dans un rapport au sujet de l’information relative à l’avortement sur internet, sur l’impact que pouvaient avoir certains sites trompeurs sur le libre choix des femmes, notamment des plus jeunes. Lors de l'examen du texte, il n'a pas été question de savoir si l'on pouvait, ou non, s'opposer à l'IVG sur Internet : chacun, dans notre pays, est libre d'exprimer ce qu'il pense, d'affirmer éventuellement son hostilité à l'avortement et, pour les femmes, d'y recourir ou non. Mais il s'agissait de permettre à tous d’obtenir des informations fiables sur cet acte médical grave. Car il existe, malheureusement, des sites internet qui – tout en se disant neutres – diffusent de fausses informations sur l'avortement et ses conséquences et qui, sous couvert d'apporter un soutien personnel à des jeunes femmes en difficulté, les incitent à prendre des décisions qui peuvent être particulièrement graves et douloureuses pour elles.

 

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