2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

L’électrification de l’Afrique, une chance pour l’Europe

27/10/2015

Le sénat a adopté à une large majorité, la proposition de résolution pour le soutien au plan d’électrification du continent africain . Ce texte, cosigné par des parlementaires de toute tendance politique, confortera, à un mois de l’ouverture de la COP 21, l’engagement de la France à promouvoir l’action de la fondation « Energies pour l’Afrique » de Jean-Louis BORLOO. L’ancien ministre était présent dans les tribunes lors de l’examen de ce texte.

70% de la population africaine n’a toujours pas accès à l’énergie et tout particulièrement à l’électricité. Un constat alarmant alors que l’on connait les enjeux : accès à l’éducation et à la santé, développement économique, réduction de la pauvreté, impératif environnemental… Le Parlement panafricain a voté il y deux semaines à l’unanimité une proposition commune posant l’objectif de faire passer en 10 ans l’électrification du continent subsaharien de 25% à 80%.

La Fondation « Energies pour l’Afrique » a pour objectif d’accélérer la construction d’infrastructures et de débloquer des financements grâce à une Agence intergouvernementale africaine d’électrification. Cette initiative est soutenue tant par le Président de la République que par des responsables politiques de diverses sensibilités politiques, de nombreux dirigeants africains, de grandes entreprises, d’organisations internationales, mais surtout, par les Etats africains et l’Union africaine.

Cette électrification est l’occasion pour l’Europe d’accompagner la transition énergétique de l’Afrique, tout en favorisant les énergies renouvelables, afin de stopper une déforestation qui ne fera que croître sous l’effet de l’explosion démographique à venir.

 

La fondation « Energies pour l’Afrique » repose sur l’idée d’une « subvention » de 5 milliards de dollars par an sur dix ans versée par les pays riches émetteurs de CO2 de plus de 8 tonnes par habitant et par an au prorata de la population. Cette contribution serait revue tous les 3 ans sur un principe de bonus-malus. Cela représenterait pour l’Europe 1,2 milliards de dollars la 1ère année, et 2 milliards la 3ème année.

 

Les principaux émetteurs de CO2, européens, américains, japonais, péninsule arabique, craignent de vastes mouvements de population dans les années à venir : « enjeux climatiques et migratoires sont intrinsèquement liés. Le rythme de croissance économique actuel du continent africain ne suffit pas. Il faut trouver de nouveaux leviers de croissance pour assurer à la jeunesse africaine un avenir en Afrique. Parmi ces leviers, l’énergie occupe une place centrale. L’électrification permettrait de porter la croissance de 5 % à 15 % » souligne le sénateur.

A un mois de l’ouverture COP 21, la France a un rôle de premier ordre à jouer sur le plan international. S’offre à elle une occasion unique d’œuvrer pour trouver un consensus au sein des Nations Unies et de l’Union européenne.

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