2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Fresque des Castors

21/09/2015

Dimanche 20 septembre 2015, j’ai dévoilé la peinture murale de la cité des Castors, lors des journées européennes du patrimoine. Une occasion de faire connaître ce quartier original de Saint-Sébastien-sur-Loire.

 

Mesdames, Messieurs les élus

Mesdames, Messieurs les représentants des Amis de St-Sébastien

Mesdames, Messieurs les représentants d’associations

Mesdames, messieurs,

 

Je vous remercie d’être présents pour cet événement qui prend place dans le cadre des Journées du Patrimoine.

 

Outre le travail effectué par la même artiste sur l’oratoire du Douet, et après le train du Petit Anjou, le traité de la Jaunaye, les courses de chevaux sur la grève, l’école Ste Thérèse avant les bombardements de 1944, le bassin de la Galtière, le Général Cambronne, les moulins de la Martellière, la verrière de la maison du Douet, les lavandières du Douet, les vendanges au Portereau, c’est la 11ème fresque que nous inaugurons aujourd’hui.

 

Ce parcours pictural dans la ville, commencé en 2012, nous l’avons voulu pour mettre en lumière certains éléments forts du patrimoine et de l’histoire de notre commune. Il a été élaboré en étroite collaboration avec l’association des Amis de St-Sébastien qui ont suggéré les lieux et les thèmes, et travaillé sur le fond historique des sujets. Toutes les fresques ont été réalisées par l’artiste internationale Diana TAUBIN. Diana a notamment créé des fresques et des trompe-l’œil, dont certains de plus de 200 M2, en Argentine et en Espagne.

 

Ici, aujourd’hui, c’est aux acteurs de la cité des « Castors » du quartier de la Profondine que nous rendons hommage. La fresque a pu être réalisée grâce à des photos et des témoignages de plusieurs familles de Castors sébastiennais. Nous les remercions chaleureusement pour cette mémoire conservée et transmise. Nous remercions aussi M. Joël Tessier, fils de Castor et ancien élu, pour sa contribution à ce projet.

 

Le mouvement des « Castors », modèle coopératif d’entraide et de solidarité, s’est surtout organisé en France après la seconde guerre mondiale, fédéré par « l’Union Nationale des Castors », pour faire face à la crise du logement. Ainsi, après Paimpol, Saint-Nazaire et Rezé, ce sont 200 familles ouvrières de la région nantaise qui viennent s’installer à Saint-Sébastien dans le courant des années 50. La première maison a été occupée en mai 1956. Plus de 400 autres maisons verront ensuite le jour, donnant naissance à un nouveau quartier doté d’infrastructures sous l’impulsion de Marcellin Verbe.

 

Comment cela fonctionnait ? Les pères (et les mères de familles) donnaient 30 heures par mois sur le chantier, et 100 heures pendant leurs congés annuels. Grâce au Comité Ouvrier du Logement et à un système de location-attribution, ils devenaient ensuite propriétaires de leurs maisons au bout de 20 ou 25 ans. Coopérateurs, ils travaillaient ensemble le samedi, le dimanche et les vacances. Ils étaient ouvriers, menuisiers, forgerons, électriciens, chauffeurs dans différentes entreprises telles que les chantiers navals, les chemins de fer, les tabacs, les Batignolles, etc.

 

Au moment de leur arrivée, ces familles de 3 enfants en moyenne, bénéficient d’une école construite pour eux.

 

Dans les années qui ont suivi, le Comité Ouvrier du Logement a construit autour de la cité des Castors, toujours pour des familles ouvrières, des maisons de même type, mais achetées directement sans apport d’heures de travail. On peut estimer, selon M. Tessier, que les Castors, au sens large, ont apporté une population supplémentaire de 2 000 habitants à Saint-Sébastien-sur-Loire.

 

Nous témoignons aujourd’hui, avec cette nouvelle fresque, de cet épisode particulier de l’histoire de notre ville. Parce que le passé conforte nos racines, et éclaire l’avenir.

 

Please reload

Mes actualités récentes
Please reload

Archives