Les zones économiques exclusives ultramarines

23/06/2014

Les zones économiques exclusives ultramarines sont une source d’innovation et de croissance insuffisamment exploitée, c’est ce que j’ai exposé, suite au rapport d’information que j’ai cosigné, avec Yves Pozzo di Borgo. Voici le communiqué et mon intervention en vidéo.

Débat sur les zones économiques exclusives ultramarines

Joël Guerriau, Sénateur de Loire Atlantique et co-auteur du rapport d’information Les ZEE ultramarines : le moment de vérité et Yves Pozzo di Borgo, Sénateur de Paris sont intervenus en séance au sujet des Zones Economiques Exclusives ultramarines – ZEE –. Les deux sénateurs ont souligné les enjeux économiques de l’exploitation des ressources maritimes en termes de minerais, de potentiel halieutique et de développement durable. Ils ont déploré le manque de moyens mis en œuvre alors que la souveraineté maritime de la France est la deuxième du monde. « Investir dans les ZEE serait source d’innovation et de croissance. En accentuant la recherche, il serait possible d’améliorer les techniques d’extraction minière et de pêche mais aussi de se concentrer sur des énergies renouvelables encore méconnues » a souligné Yves Pozzo di Borgo. « Outre les hydrocarbures, les ZEE offrent des gisement avérés d’énergies marines renouvelables. Dans les mers tropicales, la différence de température entre les eaux de surfaces et les eaux profondes offre des perspectives d’exploitation de l’énergie thermique des mers. Une autre ressource apparait très prometteuse, il s’agit des algues dont les propriétés biochimiques génèrent des utilisations variées » a ajouté Joël Guerriau. « L’enjeu est donc de taille mais la France ne se donne pas les moyens de conquérir cet espace et d’exploiter toutes ces richesses » ont regretté les Sénateurs. Tout d’abord, la délimitation géographique des frontières de ces zones est insuffisamment établie ce qui pose problème au niveau du droit international. « Ainsi, dans le pacifique, la zone de l’ile de Clipperton est contestée, notamment par le Mexique qui menace régulièrement de saisir les juridictions internationales. » a soulevé Yves Pozzo di Borgo. En outre, les Sénateurs ont insisté sur la nécessité de protéger nos territoires marins : « Les moyens militaires déployés sont largement insuffisants pour surveiller une telle étendue. D’autant plus que hormis en Guyane, nos forces militaires sont partout en repli » « Ce sont les moyens militaires d’intervention en Haute Mer qui nous font le plus défaut pour appréhender des pirates et pilleurs de ressources halieutiques qui disposent d’équipements sophistiqués » a mis en exergue Joël Guerriau. De plus, ils déplorent que, dans ce contexte, la France n’exerce pas au niveau international le leadership qui devrait être le sien. « La France a été négligente dans la mise en œuvre de ses permis internationaux et a du mal à s’affirmer dans la mise en place de la gouvernance mondiale des océans qui se dessine ». Enfin, ces derniers ont fait ressortir les problèmes liés à la gestion de la mer au niveau national et ont demandé une meilleure coordination de l’action des entités des différents ministères dans le domaine maritime en instaurant une véritable instance d’impulsion, comme l’avait fait Jean-Louis Borloo en 2009 en organisant un Grenelle de la Mer : « Mener une politique maritime de manière parcellaire et éclatée nous conduit à l’échec. Pour qu’un équipe gagne, il lui faut un entraîneur unique pour espérer faire la course en tête » a conclu le Sénateur de Loire Atlantique.

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