2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Une rue au nom d’Alain Mimoun

28/11/2013

J’ai inauguré la rue Alain Mimoun, à Saint-Sébastien-sur-Loire, en compagnie de Fathia Serbouti, 7 fois victorieuse aux Foulées du Tram.

Alain Mimoun, né Ali Mimoun Ould Kacha est né le 1er janvier 1921 à Maïder (département d’Oran) en Algérie et décédé le 27 juin 2013 à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne.

Athlète français et ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, il est particulièrement connu pour sa victoire au marathon des Jeux olympiques d’été de 1956 à Melbourne.

Aîné d’une fratrie de sept enfants et issu d’une famille de modestes agriculteurs, il s’engage dans l’armée au début de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’a pas encore 19 ans.

Après la débâcle, en 1940, il se livre à la pratique du sport : football, cyclisme… et enfin à la course à pied. De retour en Algérie, il intègre l’équipe de cross-country de l’unité, puis combat contre l’Afrika korps lors de la campagne de Tunisie. Il participe ensuite à la campagne d’Italie. Grièvement blessé au pied par un éclat d’obus, il évite de justesse l’amputation de sa jambe, puis participe au débarquement de Provence.

Mimoun domine nettement la course de fond en France dès 1947 et enlève cette année-là ses premiers titres de champion de France sur le 5 000 et 10 000 mètres. Il croise également le Tchèque Emil Zátopek (1922-2000), qui devient rapidement son ami.

Mimoun remporte à cette époque 3 médailles d’argent olympiques : sur 10 000 mètres aux JO de Londres en 1948 et sur 10 000 et 5 000 mètres aux JO d’Helsinki en 1952, chaque fois derrière Zatopek. Il en va de même aux championnats d’Europe en 1950, où il termine second derrière Zatopek sur 5 000 et 10 000 mètres.

Malgré ce copieux palmarès, la presse française pensait que Mimoun n’était pas au niveau pour disputer au Tchèque Emil Zátopek la victoire lors du marathon olympique de 1956.

Le 1er décembre 1956, les quarante-cinq concurrents, représentant vingt-trois nations, s’élancent sous une chaleur accablante pour les 42,195 km du parcours.

Alain MIMOUN entre dans le Melbourne Cricket Ground à 17 h 37 sous les ovations de 120 000 spectateurs et devient ainsi champion olympique du marathon, épreuve qu’il remporte en 2 h 25.

Après 1956, Mimoun poursuit sa domination sur le fond français en remportant d’autres titres nationaux sur 10 000 mètres et de cross-country.

Jusqu’à l’âge de 92 ans, il courait chaque jour de dix à quinze kilomètres. Admis à l’hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé, il y meurt dans la soirée du 27 juin 2013. Un hommage national lui a été rendu en présence du Président de la République le 8 juillet dans la cour d’honneur des Invalides à Paris avant des obsèques à Bugeat en Corrèze.

En 1999, les lecteurs de la revue Athlétisme l’ont élu « athlète français du siècle » .

Lors de notre conseil municipal du 12 juillet 2013 nous avons décidé de rendre hommage à cet homme au parcours exceptionnel.

La voie Alain Mimoun desservira le programme immobilier du « Parc des Archers » qui compte 110 logements (80 en accession et 30 en locatif social.

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