L’enseignement supérieur et la recherche en débat

Le projet de loi ayant pour ambition de « parvenir à 50 % de diplômés du supérieur dans chaque classe d’âge » a été adopté au sénat le 21 juin 2013. Guidé par la volonté d’appuyer la démocratisation de l’enseignement supérieur, je me suis prononcé en faveur de ce texte, enrichi d’amendements auxquels j’ai contribué, d’abord pour défendre l’insertion professionnelle des étudiants.

L’enseignement supérieur doit préparer au monde professionnel

Il me semble indispensable que les relations entre l’enseignement supérieur et le milieu professionnel soient resserrées afin que ces deux univers se connaissent mieux. Ensuite, la ligne de mire de l’enseignement supérieur doit toujours être le monde professionnel qui attend les étudiants : l’université a le devoir de les y préparer au mieux. Aujourd’hui, les chiffres sur les taux d’insertion professionnelle sont encore difficiles d’accès et certains, malheureusement, rarement justes. Notre amendement tend à proposer de les rendre publics. L’information de chacun doit permettre une meilleure orientation des étudiants et une meilleure adéquation entre formation et réalité de l’emploi.

Des filières désertées

J’ai aussi souhaité limiter l’existence des filières désertées car trop d’universités maintiennent des formations en licence et en master pour des raisons qui ne tiennent ni à l’intérêt pédagogique ni à l’intérêt des étudiants pour les diplômes qui leur sont délivrés. Pour ce faire, certains établissements d’enseignement supérieur peuvent avoir recours à des inscriptions que je qualifierais de « confort ».

Il est temps de limiter l’existence de ces formations désertées, peu acceptable à un moment où les universités font face à des difficultés financières. C’est pourquoi il est proposé de rendre réellement publics les chiffres des taux d’inscriptions.

Des stages formateurs et non concurrentiels

Ces deux premières dispositions ont pour objet d’étendre le champ des statistiques produites par les établissements d’enseignement supérieur pour plus de transparence et une meilleure adaptation de l’université à sa vocation. Pour compléter ce dispositif j’ai voulu clarifier la définition légale du stage en milieu professionnel afin d’éviter à la fois de dégrader l’intérêt pédagogique des stages et de pénaliser le marché du travail. Dans un souci de cohérence, j’ai souhaité élargir l’interdiction du recours aux stagiaires, comme remplaçants sur des postes permanents, à l’ensemble des structures d’accueil : administrations publiques, structures associatives … et non pas seulement aux entreprises.

Crédit photo : "Man" de Graur Razvan Ionut

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2020 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique