2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Droit de vote des étrangers

09/02/2013

« Une majorité, ça ne s’entretient pas au prix d’une fracture sociétale !»

Alors que le pays est au bord de la faillite, que le chômage explose et que les plans sociaux, ou les grèves, se multiplient, alors que les français se divisent sur le mariage pour tous, que l’électorat traditionnellement de gauche manifeste ses craintes et son mécontentement, Matignon relance le droit de vote des étrangers !! Il y a plus urgent !

 

Le Premier Ministre a déclaré : « Une majorité, ça s’entretient, ça se fait vivre ». Je regrette qu’au plus haut, on donne des gages à ses amis politiques au risque de créer à nouveau un profond clivage entre les Français. Une majorité, ça ne s’entretient pas au détriment des Français, au prix d’une fracture sociétale qui va en s’aggravant et qui laissera des traces durables.

Outre le fait que Le droit de vote des étrangers n’est pas une priorité pour nos concitoyens plus préoccupés par l’emploi, le pouvoir d’achat, la hausse des impôts… elle va engendrer de nouveaux clivages, la relance de ce débat m’apparait clairement comme une manœuvre politicienne pour tenter de ressouder les morceaux d’une majorité qui se délite. »

Ce texte est contestable tant sur la forme que sur le fond. Je ne suis pas convaincu de l’opportunité d’ouvrir le droit de vote aux élections locales pour les étrangers non ressortissants de l’UE : d’une part parce que les élections locales ont un impact sur les choix nationaux puisque les sénateurs sont élus par les élus locaux.

D’autre part, parce ce que le droit de vote est un attribut de la nationalité. On devrait plutôt réfléchir à l’amélioration des démarches administratives permettant l’acquisition de la nationalité française.

Nous devons nous garder de créer un droit de vote à géométrie variable. Acquérir la nationalité française permettra à tous ceux qui le souhaitent de s’inscrire sur les listes électorales.

Enfin, donner le droit de vote aux étrangers aurait du sens si en contrepartie les français de l’étranger pouvaient voter aux élections  des pays où ils résident. C’est loin d’être le cas.

Égaux en nationalité, les citoyens le seront devant le droit de vote.

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