Otages français au Mali

12/07/2012

J’ai attiré l’attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la détention des otages français au Mali.

 

Philippe Verdon et Serge Lazarevic, géologues enlevés le 24 novembre 2011, sont otages depuis plus de 200 jours. Quatre autres sous-traitants d’Areva et Satom enlevés le 16 septembre 2010 demeurent privés de liberté.

Les négociations avec les rebelles au Mali semblent au point mort concernant la libération des otages dont on parle peu. Par ailleurs, la libération d’otages suisses n’a été possible que contre rançon.

En février 2012, une vidéo amorçait des négociations. Une rançon a-t-elle été demandée à la France ?

À l’heure où se discute la question de régler le problème de cette région, je demande quels enjeux représentent ces otages et si le gouvernement rémunère les rebelles contre bons soins pendant la détention.

Je souhaite savoir comment notre gouvernement travaille à leur libération et quelles nouvelles on peut donner sur l’état des otages à ce jour.

Question écrite n° 23793 en attente de réponse du ministère des affaires étrangères.

Réponse du Ministère des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2012 – page 1818

Dans ces dossiers sensibles qui concernent nos compatriotes retenus en otage à l’étranger, l’ensemble des services compétents du ministère des affaires étrangères et du ministère de la défense, en collaboration avec les autorités locales, œuvrent quotidiennement en vue de la libération de nos ressortissants. Toutefois, dans un souci d’efficacité, et dans l’intérêt même des otages français détenus, il est nécessaire de rester discret sur les actions entreprises par la France pour parvenir à cette libération. Dévoiler tout ou partie des processus de négociation ou des échanges avec les ravisseurs risquerait de compliquer, voire de compromettre, les actions en cours. Les familles des otages français sont, quant à elles, régulièrement en contact avec le centre de crise du ministère des affaires étrangères qui les tient informées de la situation. Le ministre des affaires étrangères les a reçues personnellement.

Réponse sur le site du Sénat

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