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Internet pour prévenir l’abstentionnisme et la défiance ?

25/08/2011

Fin juillet 2011, un comité de citoyens a remis à la présidente du parlement islandais, un projet de constitution rédigé par les acteurs de réseaux sociaux. C’est la première fois au monde qu’un tel document est réalisé par la participation citoyenne au travers d’internet.

 

Fortement ébranlée par la crise de 2008, la population islandaise avait besoin de revoir aussi bien sa relation de confiance avec sa classe politique que de tourner la page de l’ancienne colonie du Danemark.

Ce qui est faisable pour une population d’un peu plus de 300.000 habitants, l’est-il pour un pays comme la France et ses 65 millions d’habitants ? Quelles sont les limites de la démocratie participative ? Si le vote électronique doit se généraliser, son usage doit rester celui des élections de représentants et celui des rares référendums.

Il ne peut être question de demander l’avis des citoyens pour tout et n’importe quoi sous peine, premièrement, de décourager les électeurs et, deuxièmement, de rendre le rôle des élus inutiles. Le vote électronique a l’avantage de ne pas contraindre l’électeur qui ne veut pas se déplacer auprès des urnes, réduisant en cela l’ « abstentionnisme de confort ».

Les représentants du peuple, quelque soit leur niveau, reçoivent mandat de gérer ou légiférer à la place des citoyens. Le mandat est une délégation de pouvoir. La responsabilité de l’élu est de faire ce pour quoi il a été choisi. Demander tout le temps l’avis de la population est contraire à la démocratie représentative. Les élus se voient confier par choix citoyen, une tâche dont ils rendront compte à l’élection suivante.

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