2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Question au gouvernement de Gisèle Gautier sur la production de concombres

16/06/2011

Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique, a interpellé le gouvernement sur l’état catastrophique de la production de légumes de la région nantaise.

 

Le 10 juin dernier, Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique, a interpellé le ministre de l’agriculture, lors des questions au gouvernement, sur la situation catastrophique qui touche la production de concombres, de salades et de tomates.

La région nantaise est particulièrement touchée puisqu’elle produit les 4/5e des concombres français. Le rejet des consommateurs oblige à en jeter entre 10 et 30 tonnes par jour. La traçabilité, pourtant exemplaire en France, ne suffit pas à laver la production française de tous soupçons et les pertes se montent à 1 million d’euros par jour. 4.000 emplois sont menacés autour de Nantes.

Des aides et de la communication

En plus de leur part d’indemnisation de la part de l’UE, de l’exonération des charges sociales patronales et de prêts bonifiés, Gisèle Gautier demande à ce que les maraîchers soient associés à la campagne de communication que le gouvernement se doit de lancer pour restaurer la confiance.

En l’absence de Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie et du développement durable qui a répondu à la sénatrice. La ministre a souligné le dysfonctionnement majeur des dispositifs de sécurité sanitaire européens qui a entraîné une perte de confiance du consommateur.

Il faut tirer les enseignements de la situation sanitaire européenne

« Cette crise est communautaire, la réponse doit être communautaire. Ce n’est pas aux états de payer, c’est une question de justice. » Une aide immédiate de 210 M€ a été obtenue mais elle ne couvre que 70% des indemnisations nécessaires, sur les bases actuelles et sans tenir compte de la longueur de la reprise de la consommation et de la confiance.

Il faut rassurer les consommateurs, a dit NKM, sur les légumes français. Un plan de communication va être lancé très prochainement, avec les opérateurs. Il faut surtout tirer les enseignements de la situation sanitaire européenne. C’est-à-dire renforcer l’efficience de la détection et des enquêtes sur l’origine des contaminations ; renforcer les procédures de circulation ; renforcer la coopération des états membres ; enfin assurer plus de coordination entre les différents dispositifs de contrôles.

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