Centrale photovoltaïque du stade couvert d’athlétisme

15/02/2011

Je suis intervenu le 11 février 2011 au Conseil communautaire de Nantes Métropole à propos de la centrale photovoltaïque du stade couvert d’athlétisme.

 

Monsieur le Président,

C’est une bonne chose que Nantes Métropole privilégie les énergies renouvelables pour alimenter ses nouveaux équipements. Notre groupe est donc favorable à l’intégration en toiture du futur stade couvert d’athlétisme de près de 4 000 m² de panneaux photovoltaïques.

Après le moratoire, la baisse sensible du coût du rachat par ERDF de l’énergie produite augmente le temps de retour sur investissement.

Pour autant, continuer à racheter le Kilo Watt heure beaucoup plus cher qu’il n’est vendu n’a plus de sens, eu égard à l’engouement suscité par le photovoltaïque. Cette mesure a sans nul doute favorisé le développement de cette filière naissante. Ainsi, la puissance installée prévue en vingt ans, a été réalisée en trois ans. Mettre fin à cet avantage est cohérent du fait que c’est le citoyen le plus modeste, sans panneaux photovoltaïques, qui contribue à financer celui qui en est équipé.

Par ailleurs, je souhaite poser plusieurs questions au sujet de la réalisation de la centrale photovoltaïque que vous nous proposez :

  • Les panneaux sont-ils réellement intégrés au bâti ou sont-ils simplement posés sur la toiture ?

  • Les cellules encapsulées dans les modules seront-elles au silicium mono ou poly cristallin ?

  • Les panneaux nous viendront-ils de Chine, comme les pavés de la place Royale ?

  • Pourquoi ne pas utiliser des modules avec des cellules au silicium amorphe ?

En effet, bien qu’ayant un rendement moindre que le silicium cristallin, le silicium amorphe est moins coûteux et les panneaux sont fabriquées en France.

Par ailleurs, les cellules au silicium amorphe ne produisent pas de déchets. Les panneaux sont recyclables ; ce qui n’est pas le cas des panneaux équipés de cellules au silicium cristallin. Or, il faudra bien, en maintenance, changer quelques panneaux et, de toute façon, au bout de vingt ans tous auront été changés. Je souligne qu’il n’existe à ce jour aucune filière de retraitement des cellules au silicium cristallin.

S’il était prévu d’utiliser des cellules au silicium cristallin, pensez-vous, Monsieur le Président, que le bilan écologique global, de la fabrication, en passant par la maintenance, jusqu’à la destruction de ces panneaux photovoltaïques, soit réellement positif ?

En conséquence, je vous demande de nous informer sur les technologies retenues.

Photo copyright Björn Appel

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