Le Plan de déplacements urbains (PDU)

Le Conseil communautaire a arrêté son projet de Plan de déplacements urbains (PDU) lors de sa séance du 18 octobre 2010. Si le centre de l’agglomération est bien desservi et laisse une bonne image des transports collectifs, les villes de banlieue réclament une meilleure desserte, tant en matière de circuits qu’en fréquences

Si les plateaux multimodaux de Pirmil, Neustrie et Graineraie sont des réussites, le maillage de l’agglomération par un réseau de déplacement reliant les pôles de vie entre eux est inexistant. Chaque ville de Nantes Métropole (NM) devrait être le centre d’une petite toile d’araignée, laquelle serait connectée à une plus grande, des axes structurants vers le centre de Nantes. Malheureusement, le passage par l’hyper centre de Nantes est quasi systématique. D’autre part, les franchissements de l’Île de Nantes sont imprécis. Sur quatre ponts au Sud, deux sont utilisés par le réseau TAN et sur sept ponts au Nord, seul quatre sont empruntés.

L’élongation du parcours possible entre les différentes couronnes et le centre de la communauté urbaine, nécessite des interconnexions des Transports de l’agglomération nantaise (TAN) avec le réseau départemental de transports et les gares ferroviaires. C’est ce que définissent les SCoT (schémas de cohérence territoriale). Ainsi NM s’est mis autour de la table pour discuter avec le Conseil général, le Conseil régional, l’Etat et les acteurs du transport.

Le projet du futur PDU 2010-2030 tient compte des fortes recommandations issues des Plans climat-énergie territoriaux (PCeT) en matière de réduction de l’effet de serre, il tient compte aussi de la cohérence des politiques de développement urbain et de déplacement, du besoin de mobilité, de l’attractivité de NM sans freiner son développement économique et enfin de la maîtrise des dépenses. Mais on ne voit pas de petits bus électriques circulant de façon concentrique, entre les axes majeurs et les centres villes. Dommage, Bourges a une telle navette qui s’arrête même à la demande dans les zones 30. Les bus pourraient aussi être des vecteurs de transport de colis, à condition que cette messagerie douce soit accompagnée d’un développement du plan vélo.

Le plan d’action, pour les cinq prochaines années, va conforter les pôles de vie existants, construire un espace public de qualité à l’échelle du piéton et du cycliste, assurer la continuité de la chaîne des déplacements, inciter au changement de comportement. Encore faut-il tenir compte des rythmes de travail qui s’étale sur la journée. Changer de comportement, oui si les transports offerts s’adaptent aussi.

Le transport fluvial, hormis celui du sable nécessaire aux maraîchers, est le grand absent de ce plan qui se veut durable. Le PDU ne reprend pas les idées de faire de la Loire, entre Saint-Nazaire et Ancenis, une voie de transport pour vraquiers. Les navettes fluviales pour piétons et cyclistes méritent sans doute d’être développées sur d’autres parcours.

Dès la mise en œuvre de ce plan, des outils d’analyse vont être mis en place pour suivre son évolution. Ils seront une aide à la décision pour la conférence permanente réunissant les partenaires cités plus haut. D’autre part, toutes les actions seront assorties d’un calendrier et d’une programmation financière. C’est un point très positif.

En conclusion, ce ne sont pas les Chronobus que la majorité des gens attendent. Quant au système Bicloo, il est emblématique de la politique du centre de Nantes même s’il vient jusqu’à la périphérie de Saint-Sébastien-sur-Loire. On le voit, ce plan manque d’ambition parce qu’il ne reconnait pas la réalité des usages, parce qu’il est dogmatique, parce qu’il anticipe mal le moyen terme.

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