2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Qu’est ce que je peux faire pour moi-même ?

11/12/2010

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » disait J-F Kennedy, lors de son discours inaugural, en 1961. Je ne retiendrai que la première partie de cette citation pour tenter de donner une explication à l’ambiance morose des Français.

A en croire les sondages, la France serait le pays le plus pessimiste des vingt-sept états européens et notre jeunesse l’une des plus désabusées. Je reformulerais donc la phrase de la manière suivante : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais qu’est ce que vous pouvez faire pour vous-même ». Nous avons la chance de vivre dans un pays où l’éducation obligatoire est gratuite, où le système social est cher mais très avancé. J’ai l’impression qu’à force de recevoir, nous attendons tout des autres et des institutions : qu’on nous dise quoi faire dans la vie, où aller, comment devenir grand puis vieux.%%% Donner une plus grande autonomie aux enfants scolarisés, au travers de leur expression ; relier plus directement l’éducation au monde des adultes, de l’entreprise et de la vie réelle ; renforcer les initiatives locales et la démocratie participative, tout est bienvenu qui donne de la maturité, de l’assurance en soi. J’ai nommé l’entreprise car « entreprendre » c’est procéder à l’exécution de quelque chose, c’est accomplir, c’est être au centre du problème qu’on se pose et c’est gratifiant.%%% Alors se donner des objectifs devient moins rebutant, et les atteindre moins incertain. « Avoir la pêche », du baume au cœur est un long processus qui fait partie de « l’apprentissage tout au long de la vie ». Ce concept très à la mode ne doit pas être uniquement la seconde chance de ceux qui veulent changer, une fois adulte.

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