Lundi 23 mars, je suis intervenu au Conseil Général pour soutenir le projet d’aide à la réalisation

« En 1999 déjà, un état des lieux avait mis en évidence le manque de piscines en Loire-Atlantique. Suite à ce constat, plusieurs fonds de concours du Département ont permis la réalisation de projets. Le soutien du Conseil Général à la construction de piscines est nécessaire à condition qu’il soit équitable pour l’ensemble du territoire départemental. Je suis certain que nous partageons tous le diagnostic sommaire établi pour notre département. Trop de piscines sont vétustes et la réhabilitation pour certaines n’est plus une solution. Le besoin d’ouvrir de nouveaux créneaux d’occupation pour les scolaires est aussi une évidence. Une piscine, comme tous les grands équipements sportifs lourds en investissement, nécessite l’intervention de plusieurs financeurs. Le Conseil Général, garant de l’équilibre territorial et responsable des collèges, doit prendre toute sa place dans les dispositifs de cofinancement. Outre la lourdeur de l’investissement, les charges en fonctionnement sont également un frein à la seule décision des élus communaux et intercommunaux. Rien que pour l’agglomération nantaise, un rapport de l’AURAN réalisé fin 2002 soulignait, sur les 14 piscines publiques existantes, une saturation des créneaux horaires pour les scolaires. Et parmi les 14 communes ne disposant pas de piscines, 7 ne disposaient d’aucun créneau horaire dans les piscines environnantes. Cette étude mettait aussi en exergue la grande vétusté de certains équipements. Le rapport que vous soumettez à notre approbation met en avant plusieurs critères. Je souhaite, dans le cadre de nos financements, qu’il soit porté une attention particulière au respect de toutes les préconisations en matière de développement durable. Les projets que nous aiderons devront être exemplaires et présenter les meilleures garanties sur tous les aspects : alternatives à l’utilisation du chlore, bassins mixtes intérieurs/extérieurs afin de diminuer les volumes d’air à chauffer et recycler, accessibilité des bassins aux personnes handicapées, attractivité en terme de tarifs, mais aussi offre de desserte en circulations douces (piétons, vélos transports en commun), etc. Une piscine à moins de 10 minutes à pied d’un collège ? C’est un critère intéressant qui répond à un déficit sur de nombreux secteurs. Mais c’est un critère trop restrictif. C’est pourquoi nous pensons qu’il ne doit pas être exclusif. En effet, il sera impossible dans les zones déjà fortement urbanisées de trouver assez de foncier disponible à la porte des collèges. Nous n’imaginons pas davantage construire 74 piscines, soit une par collège pour répondre à ce critère. Nous souhaitons, monsieur le Président, toujours dans un souci de développement durable, qu’un autre critère soit également considéré comme important : celui du nombre de collèges usagers desservis par un nouvel équipement. En effet, il nous paraît essentiel de privilégier dans nos financements les piscines utiles à plusieurs collèges. La position « rayonnante » des projets nous semble être une donnée intéressante et nous souhaitons sa prise en considération. Les créneaux pour les scolaires sont bien sûr une priorité pour le Conseil Général. Mais en tant que Maires, nous savons tous aussi que l’apprentissage de la natation, le perfectionnement et la compétition, qui sont des activités animées en majorité par des clubs, sont également à considérer. Nous ne devons pas oublier davantage les demandes croissantes des clubs de retraités. La piscine est devenue un lieu intergénérationnel qui contribue de manière évidente au lien social. »

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2020 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique