2019 © Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique

Parrainages d’enfants sans papiers

25/09/2006

Lorsqu’il a été question de parrainages, dans notre Hôtel de Ville, d’enfants de familles déboutées du droit d’asile, ou en attente de titres de séjour, moi-même et l’ensemble de mes élus nous avons immédiatement décidé de répondre favorablement aux demandes qui nous seraient faites par les familles, ou les soutiens de ces familles.

Lorsqu’il a été question de parrainages, dans notre Hôtel de Ville, d’enfants de familles déboutées du droit d’asile, ou en attente de titres de séjour, moi-même et l’ensemble de mes élus nous avons immédiatement décidé de répondre favorablement aux demandes qui nous seraient faites par les familles, ou les soutiens de ces familles. J’ai reçu 6 demandes concernant les enfants de 3 familles, et j’ai procédé aux parrainages le 1er juillet. Dans mon esprit, ces parrainages témoignent de l’attention, et du soutien, que nous devons tous aux personnes qui vivent dans notre entourage immédiat et qui sont dans la détresse. Aujourd’hui, avec les fabuleux moyens de communication qui sont à notre disposition, il est plus facile de s’émouvoir virtuellement pour des détresses éloignées que de répondre à celles qui sont à notre portée. Il est plus facile de donner « là bas » que d’agir ici. Il est moins compromettant d’échanger avec une personne qui se trouve à des milliers de kilomètres que de soucier de son voisin … C’est le volet pervers de notre modernité. Les enfants qui ont été parrainés vivent à nos côtés. Nous les voyons tous les jours, ils sont à la même école, au même collège, au même lycée que nos enfants. Cette proximité constitue déjà, à mes yeux, une obligation de solidarité. Ces parrainages symbolisent aussi l’espoir de paix qui doit être le nôtre quant à leur avenir. Ces enfants sont dans nos écoles, ils sont en phase d’intégration, ils ont besoin de notre soutien moral. Nous le lui apportons. C’est pour tout cela, mais aussi – parce que Saint-Sébastien doit continuer à mériter son titre de « Ville amie des enfants » que l’Unicef lui a décerné, – parce qu’à Saint Sébastien la générosité s’exprime concrètement au travers des pactes d’amitié que nous entretenons avec des pays en voie de développement, – parce qu’à Saint-Sébastien l’action humanitaire et l’assistance aux plus démunis est une tradition. Je précise enfin que ces parrainages ne constituent nullement à mes yeux un acte de désobéissance civile. Ce n’est pas le sens que j’ai voulu leur donner. Pas plus que je n’ai souhaité en faire une tribune politicienne. J’insiste bien là-dessus. Ce serait se tromper de combat, et utiliser malhonnêtement ces familles. Ces parrainages sont des actes commandés tout simplement par les valeurs humanistes que nous partageons et qui nous animent. Ils constituent un engagement moral fort. Néanmoins, par la suite, chaque parrain ou marraine donnera le sens qu’il voudra à son engagement, et il utilisera les moyens qu’il jugera bons pour apporter son soutien aux enfants.

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